Quelles actions de coopération internationale menées à distance ?

Depuis mars dernier, le département international de l’ENM a entièrement repensé son activité dans un contexte où les déplacements internationaux sont limités. Un travail de fond a permis de proposer dès septembre de nouvelles modalités d’actions à distance pour former les magistrats étrangers et poursuivre l’accompagnement technique d’instituts de formation judiciaire.

La crise sanitaire de 2020 a eu des conséquences très importantes sur l’activité du département international de l’ENM, tout déplacement ou accueil ayant été annulé dès le début du mois de mars 2020 sans reprise à ce jour. « Au vu de l’ampleur de la crise, il est rapidement apparu que l’activité internationale ne pourrait plus se dérouler en présentiel avant un long moment. Le département international a donc rapidement réagi en repensant et en réorganisant totalement son activité et les missions de ses agents. Ce travail de fond, mené en parallèle de la renégociation de l’ensemble de ses projets avec les bailleurs et partenaires, lui a permis de déployer une activité à distance très importante à compter du mois de septembre 2020, rendant l’impact du second confinement assez faible pour le département » résume Ingrid Derveaux, nouvelle cheffe du département international de l’ENM.

8 formations à distance

Entre septembre et décembre 2020, le département international organise et anime 8 sessions de formation à distance, dont 4 intra-européennes. Elles portent sur des sujets variés : la criminalité environnementale, les procédures d’insolvabilité transfrontalières, la liberté d’expression, la lutte contre la corruption ou encore les addictions…

Ces sessions rassemblent environ 325 participants de 47 nationalités différentes, dont 21 de l’Union européenne. La moitié de ces sessions sont ouvertes à d’autres professions, aux côtés des magistrats français et étrangers, en fonction des thématiques traitées. Ainsi, « Procédures d’insolvabilité » réunit notaires, administrateurs judiciaires, agents des douanes et police judicaire. Enfin, 80% sont menées avec interprétariat simultané en 2 ou 3 langues de travail.

Des projets avec des opérateurs français et européens

A ces actions de formation menées par l’ENM, il faut ajouter la participation du département international aux projets pilotés par des opérateurs français ou étrangers. Ainsi, l’École poursuit ses missions d’assistance technique visant à renforcer des instituts de formation judiciaire pour le compte des opérateurs comme Justice coopération internationale (instituts d’Algérie, de Madagascar, du Mali, de République démocratique du Congo) et le Conseil de l’Europe (institut de Tunisie).

Elle travaille également avec Expertise France pour un projet régional sur la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest- CEDEAO)

Enfin, le département international a maintenu une participation active au sein des différents réseaux auxquels l’Ecole est associée en participant notamment à leurs comités de pilotage (notamment REFJ et IOJT).